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Horace A. Moses, un industriel américain, a inventé le concept de mini-entreprise en 1919 basé sur l’apprentissage par l’action (action learning). Entreprendre pour savoir (EPA) propose donc aux jeunes de 9 à 25 ans de créer et gérer une entreprise pendant l’année scolaire.

Anne-Sophie Moal, enseignante de français au Collège Saint-Joseph (Plouescat, Finistère), en est à sa onzième année consécutive à soutenir 25 élèves de troisième année dans leur projet de mini-entreprise. Dans cette institution de 200 étudiants, c’est une option, tout comme la culture latine ou bretonne. Compétitions de sports manuels, soirées cabaret, livres de cuisine, produits locaux de saison saisonniers …, les projets étudiants évoluent d’année en année. «Ce projet leur permet de donner un sens à leur éducation», explique Anne-Sophie Moal, afin qu’ils ne commercent plus mais vivent. « 

Entre 2018 et 2019, avec 2800 encadrants, 43000 jeunes ont participé à une mini-entreprise en France. Programme en trois cours distincts. Suggestion présentée: Un module de six à dix mois (60+ heures) où les étudiants doivent convertir une idée en produit ou service commercialisé et présenter leur projet final à un jury d’enseignants et de professionnels lors d’une foire régionale. Des études de marché à la rédaction des spécifications, du marketing à la gestion du budget, les étudiants découvriront chaque étape de la façon dont vous créez et dirigez une entreprise. Si les étudiants sont maîtres de leurs projets, ils sont guidés et accompagnés par un ou deux enseignants et accompagnés d’un mentor du monde des affaires. D’un point de vue éducatif, les effets sont multiples. « Travail d’équipe, responsabilité, confiance en soi, aisance orale … », répertorie Inès, 16 ans, en première année au lycée Kléber de Strasbourg. Dans sa deuxième année, il a développé Cot’n’Co avec quatorze associés, qui a vendu 100% de coton recyclé, lavable et réutilisable fabriqué par une personne dans le cadre d’un contrat de travail avec Emmaüs.

Un autre avantage de la proposition d’APE est qu’elle peut être adaptée à différents âges et niveaux, aux programmes scolaires et de formation, à la discipline et aux domaines d’apprentissage. L’année dernière, Jean-Baptiste Mehrand, maçon maçon à l’École Spéciale Régionale de Nantes (EREA), qui accueille des jeunes en grande difficulté scolaire et sociale, a proposé une proposition de cours d’une mini-entreprise. En deuxième année du CAP, huit étudiants ont eu l’idée d’inventer l’étape japonaise phosphorescente, Les Pas nantais, qui a remporté le « Coup de cœur du jury » à la Foire régionale de La Roche-sur à Yon en mai dernier. «Les jeunes sont sortis pour transformer cette expérience avec une confiance sans méfiance», explique le professeur avec fierté. Ils savent maintenant qu’il y a de la place pour eux dans une société adulte, dans une société à laquelle ils participent. « 

1 – Titre de l’œuvre de François Muller, éd. ESF SH, septembre 2018

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